Une coop, c’est quoi ? brisons les mythes !

2 06 2011

Vous avez décidé de fonder une entreprise en coopérative. Lors de la présentation initiale qui a été faite dans votre entourage, plusieurs ont sourcillé. « Une coopérative ? Drôle d’idée !  Mais au fait, qu’est-ce qu’une coopérative ? », a-t-on demandé.

Les coops, des entreprises... collectives!

Il y a plusieurs mythes qui entourent les coops. Tellement qu’elles ont fini par toucher l’imaginaire collectif.

Pourquoi ?

Les coopératives sont peu connues, donc peu répandues comme structure juridique. Ceci contribue à alimenter ces mythes. Voyons un peu.

Mythe 1 : les membres sont responsables des dettes de la coopérative

Une coopérative, c’est d’abord et avant tout une personne morale. Il y a donc une distinction entre ses membres et l’entreprise, contrairement aux entreprises individuelles. Aux yeux de la loi, la coopérative est responsable de ses dettes, tout comme dans les compagnies. La responsabilité financière, en cas de faillite de la coopérative, se limite à aux parts sociales des membres. Point.

Mythe 2 : les coopératives ne font pas d’argent

 

La coopérative est ensuite une entreprise. Elle doit générer des revenus. Elle ne doit pas vivre que de subventions, tout comme les entreprises individuelles, les sociétés en nom collectif ou les compagnies. Elles diffèrent des autres structures par l’obligation de soutenir leur communauté. De quelle façon ? Le choix leur revient.

Au Québec, le taux de survie des coopératives est nettement supérieur à celui des autres types d’entreprise. Voyez plutôt. Selon le ministère du Développement économique, de l’innovation et de l’exportation, 75% des coopératives demeurent en opération après trois ans, contre 48,2% pour les autres types d’entreprise. Après 5 ans, 62% des coopératives demeurent en activité, contre 35% pour les autres entreprises. Et sur 10 ans ? Devinez. Quatre coops sur 10 franchissent le seuil du 10 ans, contre 2 sur 10 pour les entreprises dites « traditionnelles ».

Alors, les coopératives ne font pas d’argent ? Pourtant, les exemples de succès pleuvent. Connaissez-vous la Coopérative fédérée du Québec, qui détient, entre autre, Sonic et Olymel ? Agropur ? Si vous avez étudiés au Cégep ou à l’université, vous avez sûrement acheté vos livres chez Coopsco. Ce sont toutes des coopératives. Et la radio M103,5 Fm ? Un bel exemple de coopérative de travailleurs.

Parions que vous connaissez les Caisses populaires Desjardins.

Mythe #3 : le vote démocratique freine la prise de décision.

En quelque sorte, la démocratie constitue la marque de commerce des coops. La première chose à la quelle la plupart des personnes à qui j’ai parlées me parlent du principe « une personne, un vote ». Ce positionnement est fort.

Dans une compagnie, ce sont les actionnaires qui sont propriétaires. Le nombre d’actions détenues déterminent le nombre de vote du possesseur. Une coopérative appartient à ses membres. Chacun a dû payer le même montant pour le même nombre de parts de qualification. En conséquence, chaque membre a le même pouvoir que les autres. Personne ne peut, seul, contrôler l’ensemble de l’entreprise, d’où la nécessité de faire des compromis.

Cette recherche de compromis s’exerce uniquement lors de l’assemblée générale des membres. Dans la vie de tous les jours, une coopérative se dirige de la même façon que tous les autres types d’organisation. Elle n’est dont pas plus compliquée à opérer qu’une autre entreprise.

Mythe 4 : il est obligatoire d’être membre d’une coopérative

L’adhésion volontaire des membres est un principe important en coop. On ne peut forcer quelqu’un à devenir membre, sauf quelques rares exceptions. Dans le journal L’Image, les entreprises peuvent annoncer dans le journal sans être membre. Ils ne bénéficieront pas de l’escompte et ne pourront pas recevoir de ristournes. Il faut être membre pour pouvoir se prémunir de ces avantages.

Mythe 5 : une coopérative, c’est pour les pauvres.

Il s’agit d’une association simpliste entre la fonction sociale de l’entreprise et son statut. Il est vrai que certaines coopératives s’adressent à une clientèle moins nantie. Il est également vrai que certaines compagnies font de même. Diriez-vous que les chaînes de magasins à 1$ s’adressent exclusivement aux personnes fortunées ? Pourtant, certaines sont cotées en bourse !

Chaque entreprise adopte son modèle d’affaires et s’adresse à une clientèle spécifique. C’est vrai pour les compagnies, les entreprises individuelles ainsi que pour les coopératives. La fonction sociale qui les anime teinte leur façon de faire des affaires; elles sont, règles générales, soucieuses du développement durable. Mais en rien les coopératives ne s’adressent uniquement aux personnes moins fortunées.

Vous démarrez une entreprise ? Vous auriez intérêt à penser coop !





Série “Démarrer son entreprise avec succès”: le plan d’affaires

31 05 2011

Grâce à l’article précédent, vous avez pu évaluer les besoins de votre marché-cible, de même que l’ampleur de la demande pour vos produits ou vos services. Il est maintenant temps d’organiser votre entreprise et de planifier vos opérations. Pour y arriver, vous devez élaborer un plan d’affaires.

De quoi s’agit-il ? Pourquoi ?

Le plan d’affaires constitue votre outil privilégié pour traduire votre idée en une entreprise; c’est la pierre angulaire entre votre idée et sa réalisation. Il contient la colonne vertébrale de votre future entreprise, incluant les principales hypothèses de travail que vous avez retenues et sur lesquelles tout repose.  C’est la mise en chantier de votre projet.

Pourquoi un plan d’affaires ?  Les raisons sont nombreuses, retenez-en deux. D’abord, parce qu’il vaut mieux planifier et voir venir les ennuis avant qu’ils ne surviennent; vous préférerez avoir des stratégies pour répondre aux éventuelles difficultés plutôt que de devoir improviser pour les affronter. En bout de ligne, ce sera nettement moins coûteux pour votre PME.

Ensuite, c’est un document souvent requis pour obtenir le financement nécessaire. Le financement d’une entreprise repose sur un risque calculé que doit prendre votre institution financière auprès de laquelle vous emprunterez. Pour évaluer ce risque, vous devez convaincre votre directeur de compte que votre projet est viable, d’où la nécessité de lui présenter un plan d’affaires. Votre bonne réputation financière compte, c’est vrai, mais il devient de plus en plus rare qu’une institution financière prête sans qu’un plan d’affaires ne soit déposé.

Modèle de plan d’affaires

Un plan d’affaires doit contenir des informations concernant le projet, l’organisation qui sera créée, votre analyse du marché, vos stratégies de mise en marché, votre processus d’opération de l’entreprise et un plan financier.

Il existe de nombreux modèle de plan d’affaires et de guides pour vous aider à l’élaborer. En voici quelques-uns:

Dans le prochain article, nous discuterons de stratégies de marketing.




Connaissez-vous les coopératives de travailleurs actionnaires ?

19 05 2011
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